Développement de l'enfant

[ Santé mentale des jeunes ] À qui s’adresser ?

Focus l’offre en santé mentale en Wallonie et à Bruxelles

Votre enfant montre des signes de mal-être ? Vous êtes inquiet, inquiète, mais ne savez pas à quelle porte frapper ? Vous ne vous y retrouvez pas dans la lasagne institutionnelle belge avec un secteur santé explosé dans tous les niveaux de pouvoir.  On débroussaille pour vous l’offre en santé mentale avec Marie Lambert, codirectrice du CRéSaM.  

Nous avions envie de revenir sur un point souvent évoqué : la saturation des services. C’est surtout vrai pour les hôpitaux : les places manquent et les délais peuvent être importants. En ce qui concerne l’offre ambulatoire, des efforts ont été déployés par le politique pour améliorer l’accessibilité financière et géographique des soins, notamment avec le dispositif des psychologues de première ligne et les équipes mobiles. Reste un défi : que cette offre soit mieux connue.

► Le/la médecin généraliste

« Grâce à la relation de confiance nouée avec la famille, le ou la médecin généraliste est souvent la première porte d’entrée pour évoquer des difficultés de tous ordres. Il ou elle connait l’enfant, son contexte familial et est à l’écoute. Son rôle peut aussi être d’orienter vers d’autres services si nécessaire. »

► Le service de santé mentale (SSM)

Les SSM sont des structures composées d’équipes pluridisciplinaires qui proposent différents types d’intervention : conseil, diagnostic, accompagnement, entretien, thérapie, activité de groupe. Ces services dépendent du régional, il en existe 20 à Bruxelles, à retrouver sur le site de la Ligue bruxelloise pour la santé mentale, et 68 en Wallonie, disponibles sur le site de l’Agence pour une vie de qualité (AViQ).

► Les réseaux de santé mentale

Depuis 2015, six réseaux de santé mentale pour enfants et adolescents coordonnent l’offre sur le territoire de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Ces réseaux dépendent du fédéral et regroupent des partenaires issus de différents secteurs : santé, handicap, aide à la jeunesse, enseignement, petite enfance…

► Les équipes mobiles

Les équipes mobiles se déplacent gratuitement en binôme au domicile ou dans un lieu de vie de l’enfant. Ces équipes pluridisciplinaires (assistants sociaux, assistantes sociales, éducateurs, éducatrices, infirmiers, infirmières, pédopsychiatres, psychologues, psychomotricien·nes) peuvent agir en situation de crise ou à plus long terme.
L’équipe mobile active sur votre territoire est à retrouver sur le site du réseau de santé mentale de votre province.

► Les soins psychologiques de première ligne (SPPL)

Dans l’objectif de rendre l’offre plus accessible, un dispositif de SPPL a été déployé. Les psychologues de première ligne proposent des suivis individuels ou collectifs. Le dispositif est gratuit pour les jeunes jusqu’à 23 ans. Il prévoit dix séances de soutien psychologique par an pour des difficultés légères ou peu importantes et dix séances de traitement psychologique renouvelables une fois pour els difficultés plus importantes.
Les psychologues qui ont signé une convention sont repris sur le site du réseau de chaque province.

► Les Aides en Milieu Ouvert (AMO)

Il existe 88 AMO en Fédération Wallonie-Bruxelles. L’objectif d’une AMO est d’aider les jeunes à s’épanouir dans leur milieu de vie et dans leurs rapports avec leur environnement social en leur apportant une aide individuelle, en soutenant leurs projets et en les aidant dans leurs difficultés.
Le site monamo.be répertorie toutes les AMO.

► Les Maisons de l’adolescent (MADO)

Implantées dans cinq grandes villes wallonnes (Mons, Charleroi, Liège, Namur, Marche-en-Famenne) et à Bruxelles (Laeken et Saint-Gilles), les Maisons de l’adolescent proposent un espace d’accueil, d’écoute et d’orientation à destination des jeunes de 11 à 22 ans et de leurs familles.

► Les centres PMS (psycho-médico-sociaux)

Interlocuteur de première ligne pour l’élève, le centre PMS peut être contacté par l’élève, le parent ou un·e membre de l’équipe éducative. Toutes les écoles collaborent avec un de ces centres. « Les agents PMS sont des généralistes qui écoutent la demande et relaient auprès d’autres professionnel·les, mais ne proposent pas de suivi thérapeutique. En revanche, ils peuvent accompagner le jeune pour refaire le point avec lui ou elle dans ses démarches », explique Sophie De Kuyssche, directrice pour les centres PMS au SeGEC (Secrétariat général de l’enseignement catholique).

L’annuaire complet des centres PMS

► Les lits de crise à l’hôpital

Si votre enfant est en danger, que vous craignez un passage à l’acte, il faut vous rendre aux urgences ou appeler le 112. Il existe des lits de crise dans les hôpitaux pour placer l’enfant sous surveillance et qu’il soit vu par un·e pédopsychiatre. Comme évoqué ci-dessus, ceux-ci sont malheureusement en nombre limité et donc saturés.