Loisirs et culture

Encore un vent de vacances sur la littérature jeunesse

Une sélection estivale de livres jeunesse

Le Ligueur vous propose une nouvelle sélection de livres qui sentent bon les vacances, l'iode, les vagues et l'aventure. Attention dépaysement et sensations fortes seront au rendez-vous.

Notre précédente sélection estivale

POUR LES TOUT-PETITS

Le monde est immense

Voici une invitation en douceur pour les tout-petits à oser. Découvrir le monde et les merveilles du dehors. Telle est la proposition de l’album Le monde est immense, d’Anne Cortey et Marion Cocklico, la bien nommée (Grasset-Jeunesse). Un joli jeu de joyeuses couleurs et un assemblage de découpages nous entraînent au-delà d’une fenêtre vers une montagne et le cosmos. Idéal pour les enfants que l’angoisse de la séparation taraude encore.

 

Le monde est immense

DE 3 À 6 ANS

Le garçon et la baleine

Traduite par la Belge Emmanuèle Sandron, la Néerlandaise Linde Faas a imaginé une amitié improbable entre Sam et un cétacé dans Le garçon et la baleine (Kaléidoscope). Alors qu’il s’est endormi dans sa barque, savourant sa solitude, Sam est pris dans une tempête. Heureusement, l’énorme mammifère vient à son secours. C’est le début d’une relation inattendue où il sera question de courage, d’ennui, de séparation, de volonté, d’aventures. Surtout, l’artiste propose en de grandes pages des tableaux où les gammes de bleus épousent les émotions du petit héros. Des marines qui accompagnent un texte minimaliste mais profond. Comme l’océan des sentiments.

Le garçon et la baleine

DÈS 4 ANS

3 secondes pour plonger

Dans le catalogue coréen des éditions CotCotCot, on avait adoré Tous à l’eau !, d’Heejin Park. On retourne à la piscine, cette fois avec Jinho Jung qui a adopté une approche plus sobre, mais tout aussi sensible. Confiné dans son enfance à l’hôpital après une brûlure à la main, l’auteur s’intéresse à la différence. Architecte de formation, il joue dans ses dessins avec les perspectives et les formes. Il en est ainsi pour peindre en tampons (faits de papier) le long, très long escalier qui mène au plongeoir. Manquant de confiance en lui, le personnage s’estime bon à rien, nul en maths, mou en sport… Mais une fois sur le plongeoir où deux amis l’attendent, c’est la libération en un saut collectif et surtout aérien. Loin de la performance, il savoure les plaisirs simples, l’amitié, la détente, l’amusement, les rires.

3 secondes pour plonger

À PARTIR DE 7 ANS

L’échappée belle de Marta

Parfois, les vacances sont une nécessité, nous rappelle L’échappée belle de Marta (HongFei). Pâtissière, Marta veut toujours faire plaisir aux autres. Elle y met toute son énergie, tous ses talents de cuisinière. Un jour, elle est prise d’une énorme fatigue. Plus rien ne va. Elle commet des erreurs. Elle perd le sommeil et l’appétit. Elle déprime. En gros, même si le mot n’est pas dit, Marta fait un burn out. Elle donne beaucoup pour les autres, mais pense-t-elle un peu à elle ? Si certainꞏes ne se rendent pas compte de la situation, un ami médecin tire la sonnette d’alarme. Marta enfourche sa bicyclette et se rend dans une île de son enfance. Là, peu à peu, elle retrouve sa joie de vivre et le goût des autres. Par la délicatesse des dessins de Gaëlle Duhazé et la douceur de l’écriture de Delphine Roux, on s’attache d’emblée à Marta et on lui souhaite le meilleur. Dernière précision, notre héroïne est une petite oie…

L'échappée de la belle Marta

À PARTIR DE 12 ANS

Un été au bord de l’eau

Des enfants ne connaissent ni la mer, ni les voyages. C’est le cas de Mikaëla, 12 ans, élevée par sa maman solo, qui tire le diable par la queue. Un jour, celle-ci est engagée dans une station balnéaire et s’installe dans un appartement miteux. Mais quand sa mère la plante sur la plage pour des journées entières, y compris sous la pluie, Mikaëla se dit que l’été sera long. Face à cette mère injuste et méprisante, la jeune fille se tient à carreau malgré les humiliations et les peurs pour ne pas retourner dans un foyer pour enfants. Solitaire face à la foule des vacanciers heureux, Mikaëla est repérée par un petit groupe d’ados qui lui mettent le grappin dessus. Germain Lamèr (!?), maître-nageur un peu bourru, est intrigué par cette présence insolite sur sa plage qu’il ne quitte jamais car un secret le hante. Mikaëla se met de plus en plus en danger mais pourra compter sur son aide et celle d’un ami. Pour nous raconter Un été au bord de l’eau (La Joie de lire), Catherine Dabadie a recours à un style nerveux, vivant et imagé. Sur la fin, le récit devient haletant, suspens et tension dramatique ne cessent d’augmenter pour se terminer de manière lumineuse comme l’illustration de la couverture de ce roman plein d’humanisme qui ne nie pas les réalités d’aujourd’hui.

Un été au bord de l'eau

POUR LES TOUT-PETITS

Été pop

Aurore Petit explore avec doigté le monde de la petite enfance. Et c’est encore de doigté dont il s’agit avec cet imagier animé de pop-up qui explose de couleurs estivales. Après avoir exploré huit couleurs à La Martinière, l’autrice-illustratrice, sensible à l’univers de la famille, aborde de manière aussi ludique les saisons. Voici celui sur l’été avec une abeille butineuse, de la crème solaire, du sable entre les orteils… On s’y croirait !

Été pop