Développement de l'enfant

20 idées pour vous faciliter la vie… et celle de votre enfant de 1 mois

Des pistes pour vous aider avec un bébé de 1 mois

1. Mille et une façons d’apaiser votre bébé

Il aime être contenu dans vos bras, dans une position regroupée, comme lorsqu’il était dans le ventre maternel : cela le sécurise et l’apaise. Le bercer, lui parler, le câliner, cela le calme et lui fait du bien. Bien sûr, il a aussi besoin qu’on lui fiche la paix ! Une promenade quotidienne, c’est tout profit pour lui… et pour vous, sa maman.

2. Cool, vous avez dit cool ?

Les premières semaines de la vie du bébé, c’est le moment ou jamais d’avoir un rythme de vie cool qui suit son rythme à lui. Et si vous, la maman, profitiez de ce que votre petit dort en journée pour faire des siestes ? Le conseil est difficile à entendre, dites-vous… mais si salvateur, reconnaissez-vous aussi.

3. Au quatrième trimestre de la grossesse…

La grossesse est derrière vous… hum, pas du tout ! D’une part, votre corps de nouvelle maman a bien besoin d’un trimestre pour cheminer vers son nouvel équilibre : ce processus s’appelle la dégestation. D’autre part, vous vous adonnez à un maternage intensif les premières semaines après la naissance : c’est la post-gestation. Votre bébé dont vous vous occupez non-stop poursuit, en quelque sorte, sa gestation hors utérus. Alors, en plein post-partum, soyez bienveillante avec vous-même. Et osez activer votre réseau d’aide. À lire, les interviews de la sage-femme et formatrice en périnatalité Ingrid Bayot, auteure notamment du livre Le quatrième trimestre de la grossesse (Éditions Érès) : Ne zappons pas le quatrième trimestre de la grossesse et Quatrième trimestre de la grossesse : « Une traversée où l’on se perd et se retrouve ».

4. Observez votre petit, il ne ressemble à aucun autre

Les bébés ne sont pas tous pareils, du point de vue des pleurs, du sommeil, des stimulations… Prenez le temps de connaître votre tout-petit. Aime-t-il être baigné, massé, emmailloté ? Il aime à un moment et n’aime pas à un autre. Finalement, la question est moins « Aime-t-il ou n’aime-t-il pas ? » que « Qu’est-ce qui est juste pour lui à tel moment ? ».

5. Tirez la langue à votre bébé, il jouera à vous imiter !

Voilà, avec un tout-petit, un chouette échange possible en face à face. Votre bébé est blotti au creux de votre bras, enveloppé de votre douceur, disponible. Vous vous regardez les yeux dans les yeux. Tirez-lui lentement la langue. Recommencez plusieurs fois (sans le fatiguer). Joli hasard ou vraie réponse, il finira par sortir sa petite langue. Et bientôt, ce sera lui qui, le premier, vous tirera la langue.

6. Prévenir, ne pas brusquer

À son réveil, on prend son bébé dans les bras sans le brusquer, en le prévenant. Souvent, cela se fait spontanément : « Ah, tu es réveillé. Tu as bien dormi ? Je vais te prendre maintenant… » Cela lui permettra d’anticiper tout doucement les choses.
Porter son bébé, l’habiller, le bercer… : des gestes habituels, qui sont essentiels, à la base de son développement. Dans son livre Bonjour Bébé. Interagir par les gestes du quotidien – avec des photos de Michaël De Plaen (Éditions Érès) –, Bénédicte Guislain, kinésithérapeute pédiatrique, aborde le développement de l’enfant à travers le prisme de sa motricité, et donc « par son tonus, sa posture, ses mouvements ». L’ouvrage se compose de quatre parties, correspondant à quatre tranches d’âge. La première : « De la naissance à 3 mois ».

À lire : « Ces beaux gestes entre parent et bébé »

7. S’il faut faire dormir le bébé sur le dos, il est aussi important qu’il passe du temps sur le ventre dans ses moments d’éveil

Entre autres, pour éviter l’aplatissement de la tête. À 1 mois, la position ventrale la plus confortable pour lui, c’est sur le thorax de maman ou de papa, là où il peut être câliné et somnoler en toute sécurité. Vous pouvez aussi lui proposer le coucher latéral, d’un côté puis de l’autre.
Dans son sommeil, veillez à ce qu’il ne dorme pas avec la tête toujours tournée du même côté. De nouveau, pour éviter la tête plate. Cela signale parfois un torticolis.
Enfin, ne l’installez pas trop longtemps dans le Maxi-Cosi : celui-ci sert d’abord pour le transport.

8. Où trouver de l’aide ?

La sage-femme à domicile, disponible pour votre bébé et vous, vous propose un accompagnement sur mesure, chez vous. Si elle est conventionnée, dix visites sont remboursées par la mutuelle durant la première année de vie de l’enfant. Si elle est non conventionnée, renseignez-vous sur ses tarifs. Bon à savoir : l’introduction d’un ticket modérateur est en discussion depuis fin 2025 au niveau fédéral. Vous cherchez une sage-femme ? Informez-vous auprès de la maternité où vous avez accouché ou rendez-vous sur le site de l’Union professionnelle des sages-femmes belges.
Il y a toujours une consultation de l’ONE (Office de la Naissance et de l’Enfance) près de chez vous – avec une partenaire enfants-parents (infirmière, sage-femme ou assistante sociale de formation) et un médecin. Ses services ont une visée préventive et sont gratuits. Vous pouvez y faire suivre l’évolution de votre enfant (jusqu’à ses 6 ans), procéder à ses vaccinations (à partir de ses 2 mois) et bénéficier de conseils au rythme de son développement.

9. Apport de vitamine D : dès la naissance

La vitamine D est fabriquée au contact du soleil. Mais comme notre pays n’est pas hyper ensoleillé et qu’on ne met de toute façon pas les bébés au soleil, on donne de la vitamine D à l’enfant tous les jours jusqu’à ses 2 ans, puis tous les hivers jusqu’à la fin de sa croissance.
Petit rappel : la vitamine D sert à faire rentrer le calcium dans les os et donc à assurer une croissance harmonieuse. Elle est aussi utile à la prévention de certaines maladies.

10. Bien nettoyer biberons et tétines

Avec un tout petit bébé, l’hygiène compte. Alors, si on lui donne le biberon, dès qu’il est bu, il est essentiel de le nettoyer soigneusement, qu’on le stérilise ou non (là, les avis sont partagés). Un bon plan : après chaque utilisation, on le vide, rince, brosse, lave, puis on le passe au lave-vaisselle. Important aussi : préparer le biberon juste avant de le donner au bébé. Avec ce système, il n’y a pas lieu de stériliser les biberons. Pensez aussi à vous laver régulièrement les mains.

11. Pour quoi l’éosine ?

Certains ne jurent que par l’éosine aqueuse. Un bon produit (qui contient un antiseptique léger) quand les petites fesses de bébé sont abimées, avec des zones « à vif », qui saignent un peu ou brillent. Pour que ces parties se cicatrisent, il faut les sécher, en y mettant (au coton-tige) de l’éosine. Il faut aussi qu’elles macèrent le moins possible. Tout autour, on utilise une crème à l’oxyde de zinc.

12. Ces petites choses normales chez le bébé au cours des premiers mois de vie…

Votre petit a souvent le hoquet ? Sachez que c’est normal, et généralement indolore. Ses régurgitations vous impressionnent ? À son âge, c’est habituellement physiologique : le petit clapet entre l’œsophage et l’estomac n’empêche pas le lait de remonter de l’estomac. Le temps et la poursuite de la maturation de son corps y remédieront. Important : qu’il ait une bonne courbe de poids, qu’il ne donne pas des signes d’être dérangé par tout cela.

13. Quand consulter en urgence le médecin ?

En un mot, quand l’état général de votre petit se dégrade et qu’il a une température supérieure à 38 °C (ceci, pour les bébés de moins de 3 mois), quand vous sentez – et là, faites confiance à votre intuition ! – qu’il n’est pas comme à son habitude. Et donc, s’il refuse de se nourrir, si son sommeil est troublé, s’il respire mal, s’il vomit, s’il est particulièrement pâle (liste non exhaustive)…
Évitez l’automédication avec un si petit bébé.

14. Protéger le bébé contre certaines maladies

L’arrivée de votre bébé est l’occasion de vérifier votre statut vaccinal. Est-ce que vous, les parents, et l’entourage proche êtes protégés contre la coqueluche, une maladie grave chez les tout petits bébés ? Si ce n’est pas le cas, mettez-vous en ordre ! Votre bébé sera ainsi protégé contre cette maladie durant la période où il ne bénéficie pas encore de la protection par la vaccination complète (c’est à 2 mois qu’il aura sa première séance de vaccination). On parle de vaccination « cocoon ». Avec un tout petit bébé, la prévention contre le virus respiratoire syncytial (VRS) est également primordiale. Circulant surtout en automne et en hiver, ce virus, très contagieux, peut entraîner des bronchiolites et des pneumonies. C’est la cause principale d’hospitalisation chez les enfants de moins de 1 an. Si vous, la maman, n’avez pas été vaccinée contre le VRS au cours de votre grossesse – ce qui protège votre bébé durant les premiers mois de sa vie –, il peut directement recevoir une injection d’anticorps dès sa naissance. Infos sur www.vaccination-info.be.

15. Si votre bébé garde des tensions de l’accouchement…

Cette hypothèse peut être émise lorsqu’il pleure beaucoup et qu’il vous est impossible de l’apaiser. Une prise en charge par un ostéopathe spécialisé dans les bébés peut alors vous être conseillée.

16. Deux rendez-vous à ne pas rater pour vous, la maman

Chez votre gynécologue, environ six semaines après l’accouchement. L’occasion de revenir sur l’accouchement si vous en éprouvez le besoin, d’aborder la contraception postnatale… Et les séances de kiné postnatale (rééducation abdomino-pelvienne), quatre à six semaines après votre accouchement.

17. Stop au tabagisme passif !

Le tabagisme des parents est mauvais pour les enfants. Si arrêter de fumer est la meilleure solution pour toute la famille, ce n’est pas simple. Mais des aides existent. Tabacstop (tél. 0800 111 00, de 15 à 19 h en semaine) est un service gratuit qui renseigne et accompagne les personnes qui veulent arrêter de fumer. Autres alliés : votre médecin traitant ou le tabacologue. Bon à savoir : les consultations d’aide à l’arrêt tabagique auprès d’un médecin ou d’un tabacologue sont en partie remboursées par la mutuelle. Des infos aussi auprès du Fonds des affections respiratoires.

18. Votre bébé est en néonatologie ?

Peau à peau avec lui, participation intense aux soins qui lui sont prodigués… Le lien entre lui et vous se tisse ainsi, au milieu d’obstacles. Ce qui se passe dans une unité néonatale est si inhabituel que vous vous demandez sans cesse si ce que vous vivez et ressentez est normal. La fatigue est grande aussi. Bénéficier d’un soutien psychologique ou échanger avec d’autres parents peuvent alors être d’une grande aide. Tout comme faire appel aux proches pour les questions de pure logistique.

À (re)lire : « Passage en néonatologie : parents admis ! »

19. Des coups de main pour parents de jumeaux et de triplés

Deux bébés simultanément, voire trois… le quotidien n’est pas ordinaire. Il va falloir vous OR-GA-NI-SER. Si vous êtes parents de triplés, pour vous soutenir dans cette organisation, la Région bruxelloise et la Région wallonne proposent des aides – conditions différentes selon la région. Mais rien de semblable pour les jumeaux. Vous pouvez, toutefois, solliciter une aide à domicile auprès de votre commune ou de votre mutuelle, ou auprès d’autres organismes. Certaines mutuelles et pharmacies prêtent du matériel de puériculture. Enfin, utiles pour échanger vos trucs et astuces et créer des solidarités : les groupes de parents sur les réseaux sociaux.

À lire : « Vos droits : avez-vous droit à une aide pour vos jumeaux ? »

20. N’oubliez pas vos droits !

Toujours pas de place dans un milieu d’accueil pour votre bébé ? Envie de rester un peu plus longtemps auprès de lui ? Pensez déjà à prolonger votre congé de maternité : il existe différentes formules de congés parentaux… qui nécessitent toutes de vous y prendre suffisamment tôt.

Plus d'infos sur vos droits après le congé de maternité

Avec Catherine Ghion, infirmière, Bénédicte Guislain, kinésithérapeute pédiatrique, et Marguerite Landsberg, pédiatre